
Un atelier de travail sur l’élaboration d’une stratégie nationale de communication sur la grippe aviaire a été organisé le mercredi 5 mars à Port-au-Prince. Madame Patricia Cervantes, consultante en communication de l’Organisation des Nations unies pour l’enfance (Unicef), a animé cet atelier, sous la supervision de Madame Elizabeth Augustin, responsable de communication de l’Unicef en Haïti. Plus d’une dizaine de journalistes et représentants de plusieurs médias, agences de communication, institutions publiques et privées, ont participé à cet atelier de travail.
Les participants avaient à réfléchir et discuter autour d’un draft pour arriver à une proposition finale de stratégie de communication sur la grippe aviaire. Deux phases ont été distinguées dans la stratégie : la phase de prévention et celle de pandémie.
Pour chacune de ces phases, plusieurs axes d’intervention sont définis, par rapport aux objectifs poursuivis. Au moyen de cette stratégie de communication, des comportements appropriés seront encouragés chez des publics cibles.
Au niveau de la phase de prévention, deux axes d’intervention ont été retenus: la réduction du risque de transmission d'animal à animal et la réduction du risque de transmission de l’animal à l’homme.
Au niveau des objectifs à atteindre, il s’agit, pour le premier axe, de porter, entre autres, les concernés à rapporter toute maladie animale présentant des signes grippaux à l’équipe de surveillance du ministère de l’Agriculture, des Resources naturelles et du développement ruaral (MARNDR) et aux autorités d’autres niveaux et d’informer la population sur les risques de contamination.
Les dicussions ont permis, à cet atelier, de réviser les objectifs et d’identifier certains comportements non prévus, ainsi que d’autres cibles, barrières au changement de comportement, canaux de diffusion de l’information et ressources disponibles.
En ce qui concerne le deuxième axe, c’est-à-dire la réduction du risque de transmission de la grippe aviaire, de l’animal à l’homme, la stratégie vise à :
- Informer la population sur les risques de contamination ;
- Encourager l’utilisation de mouchoir lors d’éternuements ou de toux ;
- Porter les gens à se laver les mains après un éternuement ou une toux.
- Porter les gens à se laver fréquemment les mains (surtout après avoir touché des surfaces touchées par d’autres personnes)
- Encourager le port des des masques, si l’on développe certains symptômes.
Dans leurs discussions, les participants ont souligné certains blocages qui peuvent surgir, notamment concernant les messages devant porter la population à utiliser un mouchoir (en papier de préférence) lors d’éternuements ou de toux. Le manque d’accès à l’eau, pouvant permettre aux gens à se laver fréquemment les mains, fut également vu comme des défis de communication devant être analysés et surmontés.
Durant cette journée de travail, Madame Patricia Cervantes, attachée à la division de comunication de l’Unicef au Panama, a partagé l’historique de l’implication de l’Unicef dans le dossier de la grippe aviaire. Elle a relaté également à l’intention des participants l’expérience nigérienne en matière de grippe aviaire. De son côté, Madame Elizabeth Augustin, du bureau de l’Unicef en Haïti, a exposé l’historique de l’implication de l’agence onusienne dans le problème de la grippe aviaire.
À l’issu de la séance de travail, il a été décidé de prioriser, pour l’élaboration de la stratégie de communication, deux aspects de la prévention : celle de la transmission de l’animal à l’animal et celle de la transmission de l’animal à l’homme. La stratégie sur la prévention de la transmission de l’homme à l’homme devra être élaborée dans un moyen terme.
Parmi les institutions qui ont été représentées à cet atelier figurent l’agence Agropresse, la Sosyete animasyon ak kominikasyon sosyal (Saks), le groupe Média alternatif, le ministère de la Santé publique et de la population (MSPP), le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), Radio Lumière, Radio Kiskeya, Panos Caraibe et l’Unicef.