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L'AVICULTURE EN HAITI |
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Le saviez-vous ?
Il y a quelques années à peine, la production traditionnelle du poulet créole répondait à une bonne partie de la demande en volailles. Le reste était réservé à une production de type moderne, semi-industrielle ou industrielle. L’élevage industriel a connu un véritable déclin vers 1991 à cause notamment de l’embargo économique et de l’importation massive de morceaux de poulet congelés. La production est passée de 6 500 000 à 300 000 têtes, puis à 45 000 têtes en 1998 pour les poulets de chair; et de 112 000 à 30 000 pour les poules pondeuses. |
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| ELVAGE INTENSIF DU POULET DE CHAIR |
La production intensive de poulets de chair est une activité d’engraissement de volailles, de lignées hybrides, s’échelonnant sur une période de 6 à 8 semaines.
Depuis la disparition du porc créole, au début des années 80, le poulet de chair (poule blanche) est devenu la viande la plus consommée au pays (plus que le poulet indigène considéré comme un produit de luxe. On peut classer les producteurs en trois catégories : les petits producteurs (qui élèvent moins de 500 poussins); lesproducteurs de taille moyenne (qui élèvent entre 500 à 10 000 poussins) et les grands producteurs (qui élèvent plus de 10 000 poussins).
La production nationale de poulet de chair varie, aujourd’hui, entre 100 000 et 125 000 poulets par mois (ou 1 200 000 et 1 500 000 poulets par année), soit moins de 25 % du volume annuel de 1988 à 1991.
En revanche le volume des importations en 2003 était, selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), de 28 492 tonnes métriques (TM), ce qui équivaut à environ à 14 millions de poulets, pour une valeur de plus de 17 millions de dollars américains. |
| POULET PONDEUSE | PRODUCTION D'OEUFS |
En Haïti, le nombre de poules pondeuses de type industriel (race Leghorn et ses hybrides) s’est toujours situé autour de 20 000 à 30 000 têtes, cependant que la demande pour les œufs de table n’a cessé de croître. Cette demande est comblée par les importations massives en provenance de la République dominicaine (importation de 20 à 30 millions d’œufs/mois contre une production de 1 million d’œufs/mois au pays).
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| CONTRAINTES TOUCHANT LA PRODUCTION INDUSTRIELLE DE VOLAILLES (POULETS DE CHAIR ET PONDEUSES) |
Ce secteur d’activité est totalement dépendant d’intrants importés au coût élevé :
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poussins hybrides de races industrielles;
- Tourteau de soja (source de protéines dans l’alimentation);
- céréales (source d’énergie).

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| OCCASIONS ACTUELLES DU MARCHÉ |
- Un nombre non négligeable de consommateurs et de négociants préfèrent le poulet industriel produit localement au poulet importé.
- Le pays dispose d’un nombre important d’infrastructures (par exemple, deux couvoirs, trois usines de fabrication d’aliments pour les animaux) qui ne demandent qu’à être mises en valeur.
- Il existe un accord entre le ministère de l’Agriculture et l’Association haïtienne pour la Production et l’Élevage (AHPEL) en vue de la relance de l’aviculture industrielle, etc. |
| BIBLIOGRAPHIE |
Chancy Michel, Analyste du secteur élevage ; filières bovins viande, bovins lait, caprins, poulets intensifs, œufs, poulets indigènes, cuniculture, apiculture ; identification des créneaux potentiels dans les filières rurales haïtiennes ; MARDNR / BID, juin 2005.
Consortium CECI-SOCODEVI-TECSULT &PRODEVA ; Diagnostic par filière ; MARNDR/PIA ; octobre 2005.
Damais Gilles ; les filières rurales haïtiennes ; rapport de synthèse ; identification des créneaux potentiels dans les filières rurales haïtiennes ; MARDNR / BID, octobre 2005.
IRAM / AGRISUD ; étude de faisabilité d’un projet d’appui à l’agriculture urbaine de Port-au-Prince ; MARNDR, 2002.
MARNDR / Banque Mondiale ; Développement rural en Haïti : diagnostic et axes d’intervention ; étude dirigée par le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural et la Banque Mondiale (Unité du développement social et environnemental durable / région de l’Amérique Latine et des Caraïbes) ; mai 2005.
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|01.09
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